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Isoler les combles d’une maison individuelle revient à agir sur le poste le plus énergivore. C’est donc un des premiers gestes de rénovation à entreprendre. De plus, les travaux ne sont généralement pas gênants pour les occupants sauf dans le cas des combles aménagés.
L’isolation thermique des combles permet de réduire significativement les consommations de chauffage en limitant les déperditions par la toiture. Grâce à l’isolation, vous pouvez économiser en moyenne 27% sur cette consommation*.
* L’économie générée par l’isolation des combles est calculée selon les coefficients de déperditions thermique de la méthode 3CL.
Le coefficient de déperdition thermique du toit d’une maison non isolée est de 2,5 W/m2, °C
Le coefficient de déperdition thermique du toit d’une maison isolée est de 0,18 W/m2, °C
Soit 93% d’économie sure les déperditions thermiques de la toiture
Sachant que les déperditions moyennes d’une maison avant 1975 non isolée par la toiture représentent jusqu’à 30% des déperditions de l’enveloppe, l’économie générée par l’isolation des combles est donc de 27% du poste de chauffage.
(*données Ademe, calcul CRIGEN)
Cette démarche, réalisée dans les règles de l'art, présente bien d'autres avantages. En effet, bien isoler votre toiture vous permettra de :
À température égale, une maison ou un appartement bien isolé offre un plus grand confort. Une bonne isolation supprime l’« effet paroi froide » en hiver qui est source d’inconfort.
De plus, l’isolation thermique permet souvent d’améliorer l’isolation acoustique.
Oui. Et c’est d’ailleurs l’un de ses principaux atouts. Une maison non isolée coûte cher ! On estime ainsi qu’en hiver, elle laisse échapper entre 25 à 30 % de sa chaleur par la toiture (20 à 25 % par les murs, 10 à 15 %* par les fenêtres)*. * Source : Guide pratique de l’isolation thermique, Ademe
La majeure partie des déperditions thermiques d’un bâtiment s’opère par le haut car l’air chaud, plus léger, monte. L’isolation de la toiture est donc la priorité des travaux d’isolation. Viennent ensuite, dans l’ordre, les façades opaques, c’est-à-dire les murs, puis les menuiseries (fenêtres, portes) et enfin les planchers.
Oui. En réduisant les consommations, une bonne isolation permet de préserver les ressources énergétiques et de limiter les émissions de gaz à effet de serre. De plus il est possible d’utiliser des matériaux plus respectueux de l’environnement.
Consultez la fiche « isolation thermique »Avant tout travail d’isolation, faites appel à un professionnel qui réalisera un diagnostic de votre habitation et vous conseillera les travaux exacts à mettre en œuvre.
Découvrez le Diagnostic DolceVita Economies d'énergieIl existe plusieurs techniques pour isoler thermiquement la toiture d’un bâtiment. Elles varient selon le type de toiture, inclinée ou terrasse, et de la nature des combles, perdus, aménageables ou habitables.
| Toiture inclinée | Toiture terrasse | ||
|---|---|---|---|
| Combles perdus (grenier) | Combles habitables / habités | ||
| Isolation intérieure sur le plancher ou entre les solives Disposition d'isolants rigides ou semi-rigides ou en vrac à même le sol des combles |
Isolation intérieure sous rampant de la charpente Disposition d'isolants rigides ou semi-rigides sous les rampants |
Isolation par l’extérieur sur toiture Disposition d'isolants sous la couverture de la toiture |
Isolation par l’extérieur Des isolants rigides sont disposés sur le sol de la toiture terrasse |
L'isolation intérieure sur le plancher ou entre les solives des combles est la technique d’isolation la plus simple de mise en œuvre mais également l’une des opérations des plus intéressantes d’un point de vue économique.
L’isolation des combles perdus s’effectue avec des isolants sous forme de panneaux rigides et semi-rigides ou en vrac. Les isolants sont déposés directement à même le plancher dans les combles perdus ou entre les solives.
Isolant projeté en vrac
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
Isolation thermique sur plancher avec isolant semi-rigide
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
Isolation thermique entre les solives avec isolant semi-rigide
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
Dans le cas des isolants en panneaux rigides et semi-rigides, ils peuvent être disposés en une ou plusieurs couches successives.
Lors d’une isolation entre solives, un parquet peut être envisagé au-dessus pour stocker des affaires personnelles (grenier) comme dans le cas d’une isolation en faux plafond.
Pour les isolants en vrac, il est possible de répartir manuellement l’isolant ou de le projeter mécaniquement à même le sol des combles, cette intervention doit impérativement être effectuée par un professionnel.
D’une façon générale pour tous les travaux d’isolation, il est important de vérifier la ventilation.
Dans le cas où votre couverture est en bon état, nous vous conseillons une isolation de la toiture par l’intérieur, c’est une solution efficace et c’est la moins couteuse.
Si la couverture est vétuste et qu’elle doit être refaite, l’isolation de la toiture par l’extérieur est alors envisageable.
L’isolation sous rampants consiste à placer une ou plusieurs couches d’isolant rigide ou semi rigide au niveau de la charpente.
Généralement, la finition à l’intérieur des combles aménagés est une plaque de parement en bois ou en plâtre.
Isolation sous rampants
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
L’isolation par l’extérieur permet de traiter certains ponts thermiques en les recouvrant et limite la perte de surface ou de volume habitable au sein de votre logement. Elle entraîne cependant des coûts importants et s’inscrit dans le cadre d’une rénovation lourde.
Isolation rigide posée sur la charpente
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
L’une de ces méthodes est le procédé dit de « sarking », il consiste à venir poser des panneaux isolants rigides sur des charpentes bois traditionnelles.
Cette méthode permet d’isoler la totalité de la toiture en une seule opération, elle est adaptée aussi bien au neuf qu’à l’existant (rénovation lourde).
Il existe aussi d’autres méthodes d’isolation thermique par l’extérieur des combles aménagés comme la mise en place de panneaux de toiture spéciaux intégrant un isolant, ou encore la disposition d’isolant en vrac au niveau de la charpente.
L’isolation thermique par l’extérieur des toitures terrasses consiste à poser des panneaux isolants rigides sur l’ancien revêtement d’étanchéité ou sur le support préalablement débarrassé de l’ancien revêtement d’étanchéité. La nature des travaux à entreprendre dépend des caractéristiques (accessible, inaccessible, végétalisé, ….) et des protections (gravillons, dalles sur plots, …) de la toiture terrasse. Cette opération d’isolation est réservée à un corps de métier spécialisé : les étancheurs. En effet, ces travaux nécessitent l’expertise d’un professionnel afin d’évaluer l’état de l’existant et les travaux à prévoir, puis l'intervention de spécialistes.
PrécautionsIsolation sous étanchéité
Source : DEE/DRI GDF SUEZ
Un bon isolant thermique est un matériau ne conduisant pas la chaleur. L’air (sec et statique) est reconnu comme le meilleur des isolants.
Ainsi, le principe d’un isolant consiste à emprisonner l’air de différentes manières (tissu de fibres, bulles en plastique…), afin de réduire au maximum sa capacité à conduire la chaleur.
Parmi les matériaux aujourd’hui proposés sur le marché, l’indicateur important pour un matériau isolant est sa résistance thermique (R).
La résistance R varie en fonction de l'épaisseur et de la nature du matériau.
Plus R est important, plus le matériau est isolant. La résistante thermique des matériaux est indiquée sur leur étiquette. Il suffit donc de la lire pour choisir le produit le plus performant !
La résistance thermique R d’une paroi rénovée doit être supérieure ou égale à un niveau minimal réglementaire qui tend à évoluer avec chaque nouvelle réglementation thermique.
| Comble perdu | 4,5 m²K/W*, soit 18 cm de laine minérale |
| Comble aménagé, toiture de pente < 60 ° |
4, soit 15 cm de laine minérale (R=3 possible si la diminution de surface habitable est supérieure à 5 %) |
| Toiture terrasse | 2,5 soit 5 cm de polyuréthane |
Source : Guide pratique « Rénover sans se tromper », 2008, site de l’ADEME : http://www.ademe.fr/particuliers/Fiches/renover/index.htm
L'étiquette de chaque matériau isolant présente les caractéristiques générales du produit et ses performances : résistance thermique mais aussi transmission calorifique, inertie thermique, masse volumique, densité, résistance à la vapeur d’eau, niveau de réaction au feu (l’Euroclasse, noté de A1 – peu combustible – à F). L’isolant doit également posséder un marquage CE qui garantit un niveau minimal de qualité ainsi que de la certification ACERMI (Association de certification des matériaux isolants) qui prouve sa conformité aux exigences de la réglementation thermique française.
*La valeur de R est exprimée en m².K / W. Elle figure sur l’emballage des produits marqués CE ou certifiés (Avis Technique, CSTBat, ACERMI, Keymark). Seules les valeurs déclarées dans ce cadre peuvent être utilisées pour vérifier le respect de la réglementation*.
(*source : ADEME) La résistance thermique d'un matériau se calcule en divisant la différence de température ΔT entre deux isothermes (T1 et T2), par le flux de chaleur Φ qui le traverse :
Elles regroupent les laines de verre et de roche. Très utilisés, ces matériaux sont d’excellents produits, recyclables et garantis 20 ans.
Les laines végétales sont de plus en plus utilisées dans l’isolation des habitations. Elles sont fabriquées à partir d’un mélange de matière première végétale et synthétique et sont traitées contre les rongeurs, insectes et moisissures. On distingue plusieurs laines :
Les qualités d’isolation des laines végétales sont équivalentes à celles des laines minérales, mais dépendent aussi de la qualité des matières premières utilisées pour leur fabrication, sauf dans le cas de produits certifiés Acermi ou sous Avis Technique. Vérifiez bien la composition exacte du produit au moment de l’achat et privilégiez les matériaux certifiés.
Les laines d’origine animale, comme la laine de mouton ou la laine de plumes de canard, peuvent être utilisées pour l’isolation des combles, et murs.
Cependant, pour résister à l’humidité et aux agressions des insectes, ils sont traités avec des additifs complémentaires. Vérifiez donc la composition de votre rouleau et privilégiez les produits certifiés Acermi ou bénéficiant d’un Avis Technique.
Plus communément appelé isolants minces, les produits minces réfléchissants sont constitués d’une ou plusieurs couches de feuilles d’aluminium ou aluminisé, ils comprennent des couches intermédiaires de différentes natures : mousse souple, feutre d’origine animale, végétale ou de synthèse, polyéthylène à bulles…; le nombre et la nature des couches superposées font varier leurs performances thermiques annoncées.
L’épaisseur des produits réfléchissants varie de quelques millimètres jusqu’à quelques centimètres dans certains cas.
Les produit minces réfléchissants ne disposent pas de la certification ACERMI et sont classé par le CSTB comme « compléments d’isolation».
Posés seuls, ces produits ne permettent pas d’atteindre des performances d’isolation correspondant aux seuils d’exigence minimale de la réglementation et ne sont pas utilisables comme isolants à part entière, mais éventuellement associés à un isolant.
Dans tous les cas, la pose d'un pare-vapeur est nécessaire. Il est souvent directement associé à l'isolant. Il se pose coté volume chauffé et permet d'éviter la formation de condensation dans l'isolant.
Aujourd’hui, les fabricants mettent au point des laines de verre sans formaldéhyde. Ce produit, utilisé comme liant dans beaucoup de laines d’isolation, est un composé organique volatile qui peut être source d’irritations, notamment lors de la manipulation. Avec ces nouvelles laines, plus besoin du voile de protection autour des panneaux de laine de verre pour prévenir ces désagréments. L’air intérieur est ainsi mieux préservé. De plus, ces produits ne dégagent aucune odeur, émettent très peu de poussière et résistent à l'eau, à la vapeur d'eau et aux moisissures. La laine de verre et d'une façon générale les produits fibreux doivent être enfermés à l'intérieur des parois de manière étanche afin d'éviter toute dispersion de fibre.
Oui, on en distingue plusieurs comme :
On ne trouve pas dans la nature d’isolant prêt-à-poser ! Tous les produits d’isolation, même ceux provenant de matières naturelles, reçoivent un traitement et des additifs contre l’humidité, les insectes, ou le feu, qui les rendent performants et durables pour nos habitations. La question n’est donc pas tant l’origine du matériau, mais son procédé de fabrication et les additifs qui le composent. Soyez donc vigilants aux caractéristiques de votre isolant et vérifiez qu’il a été validé par un avis technique.
L’épaisseur d’un isolant est fonction de la nature de vos parois et de la performance que vous recherchez. Pour cette dernière, visez dès maintenant au-dessus des exigences de la réglementation !
Vous devez aussi prendre en compte la facilité de mise en œuvre, l’isolation acoustique, la régulation hygrométrique (humidité), la résistance au feu,…
| Types de toitures ou de combles | Exemple de situation | Estimation des coûts de travaux* |
|---|---|---|
| Combles perdus | Isolation des planchers hauts | 15-30 €/m² |
| Combles aménagés | Si la couverture est en bon état : Isolation sous rampants |
30-40 €/m² |
| Si la couverture est en mauvais état : Isolation de la toiture par l’extérieur |
40-50 €/m² | |
| Toiture terrasse | Lors de la réfection de l’étanchéité de la toiture terrasse : Isolation par l’extérieur |
30-40 €/m² |
Pour monter votre plan financier, plusieurs moyens sont disponibles, notamment des aides de l’Etat. Les gains énergétiques liés à l’isolation d’un bâtiment ont en effet motivé les pouvoirs publics à mettre en place des incitations financières.
Ainsi, des aides spécifiques sont consacrées aux travaux d’isolation, au changement de vos menuiseries ainsi qu’à l’achat de matériaux isolants. Elles sont attribuées aussi bien aux propriétaires, occupants ou bailleurs, qu’aux locataires.
Les crédits d'impôts et aides publiques sont réactualisés au moins une fois par an. Il est donc important de vérifier que le niveau d'aide attendu correspond bien à la période de réalisation de votre projet.
Vous pouvez bénéficier d’aides régionales. Il n’existe pas de site centralisé, il faut donc vous renseigner auprès de votre mairie ou de votre région et vérifier su vous pouvez bénéficier d’aide supplémentaire pour vos travaux.
Cette disposition fiscale permet au propriétaire ou au locataire de déduire directement de ses impôts sur le revenu une partie de ses dépenses liées aux travaux d’isolation.
Pour en savoir plus sur le crédit d’impôt d’une isolation thermique
Cet établissement public attribue aux bailleurs et propriétaires privés des subventions pour les aider à améliorer le confort de leur habitat. Sa vocation sociale l'amène à se concentrer sur les plus modestes. Parmi les aides accordées, certaines concernent les travaux d’isolation des parois opaques.
Pour en savoir plus sur les aides de l’Anah
La TVA à 7% porte sur les dépenses de main d’œuvre et les fournitures utilisées lors de travaux d’amélioration énergétique d’un bâtiment.
Les conditions d’application :
La banque Solféa, partenaire bancaire de GDF SUEZ peut vous aider à financer votre projet en vous proposant un prêt à des conditions avantageuses.
Taux d'intérêt bonifié (GDF SUEZ prend en charge une partie des intérêts), pas d'avance de trésorerie et aucun frais de dossier, le prêt DolceVita est la solution idéale si vous envisagez un ou plusieurs travaux éco-efficace
(changement de votre chaudière condensation ou basse température, isolation ou remplacement des fenêtres).
Les prêts DolceVita sont cumulables avec les crédits d'impôts.
Le prêt DolceVita isolation vous permet de financer l'isolation de vos combles, de votre toiture, toiture-terrasse, des murs et du plancher. Il peut aussi financer des travaux complémentaires comme le remplacement de vos fenêtres.
Pour en savoir plus sur le prêt Isolation
Pour soutenir votre projet d’efficacité énergétique, Gaz de France DolceVita a mis en place une prime d’économies d’énergie.
Pour en savoir plus sur la prime économies d’énergie
Ce prêt est destiné à aider les propriétaires à financer les travaux d’économie d’énergie dans l’immobilier. Vous pouvez en bénéficier dans 2 cas :
Le site de l'Ademe
le contexte législatif
Retrouvez l'ensemble des dispositifs pour améliorer la performance énergétique : www.rt-batiment.fr
L'Association pour la CERtification des Matériaux Isolants : www.acermi.cstb.fr
L'Agence Nationale pour l'Amélioration de l'Habitat : www.anah.fr
Le site du CSTB propose une animation pédagogique pour estrimer la consommation énergétique de votre habitation.
Le site de l'administration fiscale : www.impots.gouv.fr
Vous vous en rendrez compte lors des saisons chaudes et froides. Si votre chaudière se met en marche très fréquemment au moindre coup de froid, c'est sans doute que votre habitat est mal isolé. Vous pouvez également constater une mauvaise étanchéité à l’air (filets noirs autour des fenêtres, des prises de courant situées sur les parois enveloppe). Pour en être sûrs, le plus simple est alors de faire appel à un professionnel de la rénovation énergétique qui pourra effectuer un diagnostic thermique de votre habitat.
La réglementation thermique 2005 encadre les travaux que les particuliers entreprennent dans leur logement. Elle n'oblige pas à les réaliser mais fixe des performances à respecter, en particulier pour diminuer les besoins en énergie d'un logement en l'isolant. Pour les constructions neuves, la RT 2005 doit en revanche s'appliquer, sans dérogation possible. Ainsi, des performances minimales sont requises pour une série de composants (isolation, ventilation, système de chauffage...).
Une nouvelle réglementation thermique "RT 2012" rendra obligatoire des performances bien supérieures pour les maisons individuelles construites à partir du 1er janvier 2013. Elles seront proches de l'actuelle qualification "BBC" Bâtiment Basse consommation et devront notamment avoir en moyenne une consommation inférieure à 50 kWh/m².an. La conception et l'isolation seront des points clés de cette performance.
Oui. Une maison non isolée induit des consommations d’énergie élevées car elle demande un surcroît de chauffage afin de compenser les déperditions thermiques. En isolant correctement votre maison, vous pourrez ainsi réaliser des économies d’énergie. Vos travaux d'isolation seront donc rentabilisés !
Non, au contraire. Les parois isolées empêchent les calories de la traverser dans un sens comme dans l'autre, été comme hiver. Pendant les périodes froides, l'air chauffé à l'intérieur de votre maison est maintenu à l'intérieur. L'été, la chaleur extérieure ne pénètre pas dans votre habitat isolé qui reste frais. Mais si le logement est trop isolé, il peut y avoir, en effet, la sensation de surchauffe, nommée «Bouteille thermos» car chaque occupant génère de l’énergie au quotidien (cuisine, énergie dégagée par le corps, ordinateur...) qui est gardée dans le logement. Ainsi, il est nécessaire d'associer l'isolation à un système de ventilation adapté pour assurer un confort homogène.
C'est une isolation réalisée avec des matériaux sains, c'est-à-dire dont la fabrication, le transport, la pose et la vie dans le bâtiment n'affecte que de manière réduite l'environnement (rejet minime de gaz à effet de serre, de composés organiques volatiles...). De plus, une isolation écologique doit être efficace et réduire ainsi les besoins en chauffage et en climatisation. Idéalement, les matériaux choisis doivent être respirants, durables et biodégradables ou facilement recyclables (il ne s'agit pas forcément de matériaux qualifiés couramment d'«écologiques»).
Une ventilation adaptée est indispensable. Bien sûr, lorsque vous chauffez votre maison, ne laissez pas vos fenêtres grandes ouvertes pour ventiler. L'idéal est de séparer ces deux actions dans le temps et surtout, de trouver le juste équilibre ! En effet, une ventilation continue et bien dosée assainit votre air intérieur et réduit son taux d'humidité, préservant ainsi les matériaux de votre habitat dont les murs, les isolants, les papiers peints…
Cela dépend de sa nature et de son état. La laine minérale, par exemple, peut avoir une durée de vie de plusieurs dizaines d'années, mais une mauvaise mise en œuvre et un environnement exposé ont pu considérablement la dégrader. Si, par exemple, votre laine minérale a été exposée longtemps à l'humidité, elle aura perdu de sa capacité isolante. Il faudra sans doute la changer.
Si votre maison est ancienne, faites appel à un spécialiste. Certaines mousses utilisées dans les années soixante-dix et quatre-vingt sont toxiques et ne peuvent pas se changer sans l'intervention d'un professionnel. Il faut éviter de les brûler et veiller à les transporter dans des sacs étanches à la déchetterie.
La température des parois est due à l'effusivité des matériaux des parois intérieures des pièces, c'est-à-dire la capacité à absorber plus ou moins rapidement un apport de chaleur. Par exemple, le bois a une faible effusivité, ce qui donne une impression de chaleur, la faïence a une forte effusivité, ce qui donne une sensation de fraîcheur à son contact.
En l'absence d'isolation, les matériaux à forte effusivité (châssis métalliques, béton brut…) sont donc "froids" au toucher. En isolant, on diminue la différence des températures entre les parois intérieures, faisant ainsi disparaître cette sensation de froid sur certains matériaux.
L'énergie est notre avenir, économisons-la !