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* Source : Guide pratique de l’Anah, « Les accidents de la vie courante », 2006
Selon l'Anah, la majorité des français pense que la maison n'est pas un lieu à risques. Pourtant, chaque année en France, des millions d'accidents domestiques sont à déplorer. S'ils sont généralement bénins, ils peuvent toutefois avoir de graves conséquences. Pour prévenir ces dangers quotidiens, il faut avant tout repérer les risques !
Avec la multiplication des appareils électroménagers, hi-fi et informatiques, ou les aménagements dans un logement les installations électriques se compliquent. Elles peuvent devenir dangereuses quand les fils et les prises sont mal adaptés à la puissance appelée ou quand les dispositifs de protection sont insuffisants ou trop vieux. L'électricité peut provoquer :
L'évolution des technologies a permis de renforcer la sécurité dans les normes les plus récentes.
Le risque électrique est présent partout où le courant passe : fils, prises, interrupteurs et certaines parties des appareils. Ce risque augmente considérablement :
Votre installation présente des risques d'électrocution importants :
Dans ce cas, faites rapidement appel à un électricien.
Votre installation présente une protection insuffisante des personnes si elle est équipée d'un seul disjoncteur différentiel de 500 ou 650 mA (boitier standard en entrée de logement). En effet, la protection nécessaire est de 30 mA selon la norme NF C15-1001;. Un tableau électrique moderne ne comporte plus de fusibles à cartouche mais des disjoncteurs sur les différents circuits (éclairage, prise, force). Vous pouvez y vérifier la présence de disjoncteurs ou interrupteurs différentiels repérés «30 mA» et dotés d'une fonction de test.
Oui. La gravité d'une électrisation dépend aussi :
L'intoxication au monoxyde de carbone (CO) est le risque principal dû à un mauvais entretien de son installation de gaz naturel qui peut engendrer une combustion incomplète du gaz naturel (mais aussi du bois, du charbon ou du fioul).
Le monoxyde de carbone provoque maux de têtes, nausées, fatigue, et dans les cas les plus graves, le coma.
Une intoxication au monoxyde de carbone survient :
Pour en savoir plus (entretien)
Selon l'ANAH, toutes les 2 minutes, un incendie se déclare en France. Les causes sont multiples.
à noter : la fumée, qui se propage plus vite et plus loin que les flammes est la première source de dégâts humains.
Les cuisinières peuvent provoquer un incendie, surtout si la flamme du gaz s'éteint alors que la propagation de gaz continue. Par ailleurs, certaines préparations à l'huile peuvent s'enflammer si des projections entrent en contact avec la flamme du gaz.
Difficilement inflammables aujourd'hui, les matériaux modernes produisent en revanche des gaz toxiques chauds et asphyxiants. Ces gaz endommagent vos poumons et peuvent avoir des répercussions neurologiques, cardio-vasculaires ou irriter les yeux... Si vous êtes dans une pièce enfumée, placez un mouchoir humide sur le nez et respirez l'air situé près du sol.
Pour en savoir plus
Les chutes, chocs, glissades, brûlures, coupures ou encore les noyades sont responsables de 450 000 hospitalisations par an en France (ANAH).
Toutes portes et fenêtres peuvent entraîner des pincements lors d'une fermeture brusque et non contrôlée. Un choc contre la vitre provoque également des bris de glace coupants. Par ailleurs, les fenêtres à guillotine et basculantes sont plus dangereuses car la vitre peut se retourner complètement et cogner une personne située sur son passage.
De nombreuses chutes, chocs et glissades sont provoqués par des angles de table saillants, des escaliers ou des poutres ayant une hauteur de passage trop faible, des rallonges qui traînent, des tapis qui rebiquent... Les marchepieds, escabeaux, échelles, lits en hauteur (interdits aux enfants de moins de 6 ans) et escaliers peuvent également être la cause de chutes violentes.
Ces accidents interviennent majoritairement dans la cuisine. Ce sont les lieux où sont généralement manipulés les objets coupants et les liquides très chauds.
Cette pièce peut présenter des risques :
à noter : plus rares, les noyades concernent les jeunes enfants qui ne savent pas encore nager ou se relever dans la baignoire. Or, 10 cm d'eau suffisent. Ne laissez donc jamais un jeune enfant dans son bain sans surveillance...
Oui, quand il est insuffisant. Il peut être alors source de chutes pour les personnes âgées ou les enfants.
1 Source : www.norme-electricite.com
Pour éviter les accidents de la vie domestique, des règles élémentaires de prudence, du bon sens et quelques aménagements sont nécessaires...
Pour que votre installation électrique ne représente aucun danger, il faut veiller à son bon état de fonctionnement et la sécuriser. Aujourd'hui, le diagnostic technique de l'installation électrique est obligatoire, lors de la vente de votre logement, pour toute installation datant de plus de 15 ans. établi par un professionnel certifié, il détermine, suivant des exigences de sécurité bien définies, les risques électriques encourus par les nouveaux propriétaires ou leurs locataires.
Un disjoncteur électrique est un dispositif de protection contre les surintensités. On distingue les dispositifs de protection des biens (coupe-circuit) et ceux de protection des personnes (dispositif différentiel).
Le disjoncteur général vous permet d'interrompre l'alimentation électrique de votre logement en cas d'urgence.
La règlementation recommande dorénavant dans les bâtiments neufs l'utilisation de dispositifs différentiels pour prévenir le risque d'électrocution. Ils détectent les fuites de courant à la terre, par exemple lorsque l'enveloppe métallique d'un appareil électrique de retrouve accidentellement sous tension.
Toute installation électrique doit comporter en tête un appareil de commande et de protection facilement accessible (en général le disjoncteur de branchement) et un dispositif de protection différentielle (taré le plus souvent à 500 ou 650 mA). Le tableau de répartition regroupe les dispositifs de protection et commande l'ensemble de votre installation électrique. Il comporte les borniers de répartition et de subdivision des différents circuits d'alimentation, les coupe-circuits correspondants et les borniers de prise de terre.
Pour être conforme à la réglementation actuelle, votre installation doit comporter :
Par ailleurs, vos circuits seront sécurisés s'ils comportent trois fils, dont un relié à la terre. Dotez également votre logement de prises ayant une broche de mise à la terre (de type 2P+T) et un détrompeur, permettant d'éviter tout mauvais branchement sur la prise. La mise à la terre permet l'évacuation du courant électrique en cas de défaut.
Certains gros appareils, comme le congélateur, ne doivent pas être banchés directement sur une petite prise, car cela risque de la faire chauffer. L'idéal est donc de les relier directement au tableau électrique par une ligne dédiée. De manière générale, ne surchargez pas les multiprises pour éviter qu'elles s'échauffent. Utilisez plutôt des blocs de prises avec interrupteur.
Si vous réalisez que votre disjoncteur général se déclenche fréquemment sans raison valable, cela peut tout simplement signifier que la puissance que vous avez souscrite n'est plus adaptée aux appareils que vous utilisez. Contactez votre fournisseur d'énergie pour modifier votre contrat.
Si vous constatez que le disjoncteur d'un circuit se déclenche, vérifiez quels appareils sont sous tension simultanément : la puissance appelée peut être trop importante ou l'un d'eux peut être défaillant.
Enfin, si vous constatez qu'un disjoncteur différentiel 30 mA déclenche sur un groupe de circuits, vous êtes en présence d'une «fuite de courant» caractéristique d'un appareil défaillant. En cas de doute, faites appel à un professionnel.
La sécurité est l'une des principales préoccupations des fabricants d'équipements au gaz naturel, qui ont mis au point des systèmes sûrs. A vous, de votre côté, de prendre toutes les précautions qui s'imposent.
Pour un maximum de performance et de sécurité, faire vérifier votre chaudière une fois par an est obligatoire. Pensez donc à souscrire un contrat d'entretien avec un chauffagiste professionnel. Celui-ci comporte :
En option, si vous le souhaitez, le professionnel pourra proposer des prestations complémentaires : ramonage, contrôle du circuit de chauffage, prise en charge des frais de remplacement des pièces défectueuses, intervention chrono dans la journée...
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Pour plus de sécurité, effectuez le ramonage des conduits de fumée. Le ramonage du conduit de fumée est obligatoire au moins une fois par an et le contrôle de son état général par un professionnel doit être effectué tous les trois ans pour les conduits tubés (revêtement en inox ou en aluminium). Ce ramonage annuel est indispensable. Il permet d'éviter l'encrassement ou même l'obstruction du conduit et le refoulement de gaz (notamment de monoxyde de carbone) à l'intérieur de votre logement.
Pour prévenir les risques d'intoxication au monoxyde de carbone, installez sur votre appareil de cuisson, un tuyau flexible de raccordement et un robinet de sécurité. Choisissez la durée de vie de votre flexible 5 ans, 10 ans ou sans date limité d'emploi. Simple et sûr, ce système est obligatoire sur les installations neuves ou modifiées depuis 1996.
Il s'agit d'une innovation aussi pratique que rassurante, conçues pour vos appareils de cuisson au gaz naturel, qui coupe automatiquement le gaz naturel en cas d'extinction accidentelle de la flamme. De même, si on tourne la manette sans allumer la flamme, il n'y a aucune arrivée de gaz. Sur les fours, ce système de sécurité est obligatoire depuis 1996. De plus, sur certains fours, le brûleur s'arrête automatiquement à l'ouverture de la porte et se rallume à sa fermeture. Depuis longtemps, les appareils de cuisson gaz naturel sont équipés d'un système de stabilisation de flamme qui améliore la résistance de la flamme aux courants d'air, que le débit soit faible ou fort. Le dispositif de coupure automatique est donc plus fiable.
Les bouches ou les grilles d'aération sont indispensables au bon fonctionnement de votre installation au gaz naturel. Ces aérations doivent être régulièrement nettoyées, dépoussiérées et rester dégagées car, pour brûler dans des conditions correctes, le gaz naturel a besoin d'air neuf en permanence.
Veillez donc à ne jamais obstruer vos grilles d'aération : une insuffisance d'air ou une mauvaise évacuation des gaz brûlés peuvent entraîner la formation de monoxyde de carbone, un gaz inodore et très toxique.
Lorsqu'un incendie se déclare, vous n'avez que quelques minutes pour essayer de l'éteindre. Si le feu continue de progresser, il faut fuir. Au bout de 3 minutes, le feu atteint déjà 600 °C et dégage des fumées hautement toxiques.
Tout d'abord, il faut avoir un extincteur chez soi, placé dans un endroit facilement accessible, proche de votre cuisine, par exemple. Veillez à ce que chaque adulte sache le faire fonctionner, ainsi que tous vos enfants âgés de plus 8 ans. Choisissez un modèle inférieur à 6 kg pour que tout le monde puisse s'en servir.
Installez aussi des détecteurs de fumée DAAF (détecteur autonomes avertisseurs de fumée). Ces petits boîtiers à piles déclenchent leur sirène quand de la fumée est détectée. Disposez-les à proximité des chambres à coucher, pour réveiller les occupants pendant la nuit en cas de danger.
Les conduits de cheminée et de chaudière à gaz doivent être ramonés deux fois par an, dont une fois pendant la période de chauffe.
Si vous n'avez pas réussi à étouffer le feu avec un extincteur, un chiffon humide ou une couverture, prévenez les pompiers puis réfugiez-vous dans une pièce éloignée ayant une fenêtre donnant sur la rue (si possible). Fermez bien la porte, calfeutrez-la avec des chiffons et arrosez-la si vous pouvez. Ouvrez la fenêtre et manifestez-vous pour que les secours vous repèrent. Attention, n'utilisez jamais d'eau pour éteindre un feu d'origine électrique : prenez un extincteur à poudre.
La maison est un lieu plus particulièrement dangereux pour les enfants et les personnes âgées : angles de murs au niveau de la tête, rallonges et prises électriques à portée de main, produits ménagers sous l'évier, couteaux dans le tiroir... La règle d'or : adaptez votre maison aux personnes les plus fragiles !
Plusieurs dispositifs simples existent pour éviter les mauvaises surprises : cache-prises, barrières en haut et en bas des escaliers, protections pour les angles de tables et les meubles bas... Rangez vos produits dangereux dans un meuble sous clef et rangez vos rallonges inutilisées.
Pour réduire les risques de chute, désencombrez votre maison : enlevez les tapis, regroupez les objets d'utilisation quotidienne au bas des placards, ne laissez pas de plantes vertes au sol ni de fils électriques. Vous pouvez également installer des barres d'appui près du lit, dans la douche, à côté des WC...
Lorsque vous bricolez, respectez bien les consignes de sécurité. Surtout, ne dépassez pas vos capacités, ne vous énervez pas et sachez vous faire aider. Beaucoup d'accidents arrivent dans la précipitation... N'oubliez pas de vérifier que votre contrat de responsabilité civile couvre bien les tiers, c'est-à-dire un ami qui viendrait à se blesser en vous aidant par exemple.
Les rambardes de balcons ainsi que des cages d'escaliers doivent avoir au minimum 1 mètre de haut et un écartement des barreaux inférieur à 9 cm (ANAH). Vérifiez régulièrement leur bonne stabilité.
Vos escaliers seront moins dangereux si les marches sont régulières et si l'endroit est bien éclairé.
Si vous envisagez de faire réaliser des travaux visant à adapter votre habitat aux personnes à mobilité réduite, certains organismes peuvent vous aider à financer votre projet :
Une majoration du crédit d'impôt de 15 à 25 % est également appliquée pour des travaux de mise en place d'équipements spécialement conçus pour les personnes âgées et handicapées.
Vous pouvez également bénéficier :
Ce taux s'applique à l'installation :
Disposez un adhésif antidérapant sur la bordure de vos marches. Si votre escalier est recouvert d'un tapis, fixez-le soigneusement à la fois sur les marches et sur les contremarches.
Vous devez munir ces poignées de fermetures de sécurité pour leur en interdire l'ouverture. De même, choisissez des entrebâilleurs non manipulables par des enfants. Enfin, ne placez jamais sous une fenêtre un mobilier qui puisse servir de marchepied (radiateur bas, table basse, estrade...).
Obligatoire lors de la vente de l'habitat, lorsque l'installation gaz date de plus de 15 ans, cette intervention permet de détecter les éventuelles anomalies :
En cas de problème grave, le technicien procédera immédiatement à la mise en sécurité de votre installation. Dans tous les cas, il vous remettra un dossier comprenant les points défectueux détectés. Il n'y aura plus qu'à faire appel à un chauffagiste, à un plombier...
L'établissement d'un contrat avec un professionnel est indispensable pour la maintenance de vos installations de chauffage, que vous soyez propriétaire ou locataire. Différentes formules vous sont proposées. Choisissez au minimum un contrat qui comprenne la visite annuelle de votre chaudière (obligatoire), la vérification de la sécurité et son nettoyage. Des prestations comme le ramonage, la prise en charge des pièces de remplacement, le contrôle du circuit sont également envisageables.
Le diagnostic électrique, qui concerne toutes les ventes d'habitats dont l'installation électrique a plus de 15 ans, permet de connaître le niveau de sécurité de votre installation électrique et d'en identifier les points faibles. «L'état de l'installation intérieure d'électricité prévu à l'article L. 134-7 est réalisé dans les parties privatives des locaux à usage d'habitation et leurs dépendances, en aval de l'appareil général de commande et de protection de l'installation électrique propre à chaque logement, jusqu'aux bornes d'alimentation ou jusqu'aux socles des prises de courant. L'état de l'installation intérieure d'électricité porte également sur l'adéquation des équipements fixes aux caractéristiques du réseau et sur les conditions de leur installation au regard des exigences de sécurité.» (Décret n°2008-384 du 22 avril 2008 - art. 1, source www.legifrance.fr)
Chargé de récupérer la chaleur de votre foyer pour mieux chauffer votre pièce, l'insert de cheminée dégage des fumées beaucoup plus chaudes que celles d'un foyer ouvert. Pour éviter tout incendie dans le conduit de fumée, il faut faire appel à un professionnel pour l'installation de l'insert. Il s'assurera que le conduit est suffisamment de bonne qualité. Si besoin, il devra enduire l'intérieur des parois d'une couche de protection et d'étanchéité.
Ce type de lampes, non dangereux en soi, émet cependant beaucoup de chaleur. Méfiez-vous des incendies ! Ne les placez pas près de voilages ou en-dessous d'un plafond en dalles isolantes de polystyrène.
Faites vérifier que leur résistance est bien protégée. Sans cette précaution préalable, il existe un risque d'incendie (nappes, voilages ou tapisseries situées à proximité).
à noter : choisissez des appareils portant la marque NF électricité.
Nous vous recommandons de faire régler votre installation afin que la température de l'eau arrivant au robinet ne dépasse pas les 50 °C (la température minimale réglementaire de votre ballon de chauffage est de 60 °C). Si vous n'avez pas de mitigeur thermostatique, pensez à ouvrir d'abord votre robinet d'eau froide pour éviter toute mauvaise surprise, puis déclenchez l'eau chaude. Rappelons que la pose d'un mitigeur permet, outre la sécurité sur la température d'eau assurée par la butée intégrée, des économies d'eau par le maintien de la température même avec un débit réduit.
Si vous réalisez vous-même ces travaux, coupez d'abord le disjoncteur général de votre installation électrique. Si vous avez besoin d'une source d'électricité pour le fonctionnement de votre perceuse, coupez le compteur divisionnaire sur le circuit concerné par votre intervention et utilisez une rallonge pour relier votre outil au circuit actif. Enfin, souvenez-vous que les fils électriques encastrés circulent en général à la verticale ou à l'horizontale. Vous pouvez donc imaginer leur parcours en repérant leurs points d'entrée et de sortie (prises). Si vous n'êtes pas sûr de vous, ne vous lancez pas seul. Faites appel à un professionnel.
L'énergie est notre avenir, économisons-la !