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Nous passons en moyenne 80% à 90% de notre temps en espace clos, que cela soit dans le logement, le lieu de travail, les transports (source : Observatoire de la qualité de l’air intérieur). Pour notre confort et notre santé, il est indispensable que nous y respirions un air de qualité.
Dans un logement, le renouvellement de l'air est une nécessité vitale. Il a deux fonctions :
- protéger le logement de la condensation issue de la vapeur d'eau. Cette vapeur d'eau, générée par la respiration, la cuisine... doit être évacuée par la ventilation pour éviter qu'elle ne détériore le bâtiment ;
- réduire la pollution intérieure. L'air intérieur d'une maison est en effet beaucoup moins propre qu'on ne le croit. C'est d'autant plus vrai qu'aujourd'hui, avec l'amélioration des techniques d'isolation, les habitats sont de plus en plus étanches à l'air.
Or, il est tout aussi incohérent de confiner un bâtiment sous prétexte d'économiser de l'énergie que de laisser s'échapper de précieuses calories à cause d'une ventilation mal maîtrisée. Il s'agit donc d'opter pour de bonnes techniques de ventilation qui permettent de réguler les débits d'air selon les besoins, tout en limitant les déperditions énergétiquesPertes de chaleur ou de fraîcheur vers l'extérieur du bâtiment, liées à des défauts d'étanchéité à l'air ou à un excès de ventilation..
C'est pourquoi, la ventilation générale et permanente est devenue obligatoire depuis la réglementation du 22 octobre 1969 (source : www.rt-batiment.fr) qui fixe des débits minimaux pour chaque pièce (cf. onglet «Les équipements»), pour les bâtiments construits à partir de cette date.
Les sources de pollution intérieure sont nombreuses et difficile à éviter : aérosols et produits d'entretien, poussières, gaz carbonique, monoxyde de carbone, pesticides, bois aggloméré... Certains polluants sont cancérigènes, allergènes ou provoquent de l'asthme. Or aujourd'hui, nous passons en moyenne 22 h sur 24¹ dans des lieux clos (habitat, travail, voiture). Une bonne ventilation favorise le renouvellement de l'air du logement et évite donc ces désagréments.
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Lorsque nous respirons, nous consommons de l'oxygène et rejetons de l'humidité. Dans une maison, une grande quantité d'eau est également produite par l'utilisation de la cuisine, de la salle de bains et de certains équipements (machine à laver, chauffage...). De plus, l'infiltration des eaux de pluie et les remontées d'humidité du sol augmentent encore la teneur en vapeur d'eau de l'air intérieur. Au final, une famille de 4 personnes produit jusqu'à 10 L de vapeur d'eau par jour¹.
Or, l'humidité entraîne des risques de condensation, de moisissures et de prolifération des acariens, voire, à terme, une quantité insuffisante d'oxygène. Elle peut donc provoquer de graves problèmes de santé chez les habitants et dégrader le bâtiment.
Plusieurs études scientifiques ont démontré que le niveau de pollution à l'intérieur des locaux était en moyenne de deux à cinq fois plus important qu'à l'extérieur¹. En cas de pic de pollution, il faut donc continuer à ventiler comme avant. C'est seulement en cas d'accident industriel grave que vous pouvez rester calfeutré dans votre maison...
La ventilation générale et permanente est une obligation légale depuis 1969 pour tous les logements construits à partir de cette date, qu'ils soient collectifs ou individuels. Elle doit :
Pour ventiler sans perdre la chaleur de votre logement, il existe aujourd'hui des systèmes performants. Ils permettent de contrôler les débits d'air et de réguler l'aération selon l'usage des locaux, évitant ainsi au maximum les déperditions thermiques (VMC hygroréglable...). Des systèmes plus élaborés offrent également la possibilité de préchauffer ou de refroidir l'air entrant : ventilation mécanique contrôlée double flux, puits canadien... (Retrouvez les détails de ces systèmes dans «Les solutions»).
Avec le temps, une VMC s'encrasse, devient moins efficace et plus bruyante. Dans le cas d'une VMC double flux, elle peut même contaminer l'air introduit dans le logement.
Nettoyez une fois par trimestre² les bouches d'extraction encrassées par des poussières souvent grasses (cuisine, salle de bain, WC) et les entrées d'air (chambres, séjour). Démontez-les avec soin, lavez-les à l'eau chaude savonneuse, rincez, séchez et refixez. Attention toutefois à ne pas mouiller les parties fixes des entrées d'air hygroréglables, au risque de nuire à leur bon fonctionnement : dépoussiérez-les simplement. Elles sont généralement encrassées par des débris végétaux extérieurs.
Nettoyez une fois par an¹ les filtres d'insufflation et d'extraction d'une VMC double-flux. Remplacez-les si nécessaire.
Oui, tous les trois ans environ. Il effectuera un entretien complet de votre installation : nettoyage, maintien des gaines et du caisson, vérification des entrées d'air neuf et mesures de tirage et de dépression. Si vous possédez une VMC gaz, un entretien annuel par un spécialiste est absolument obligatoire.
¹ Source : «Le guide de l'habitat sain», Suzanne et Pierre Déoux.
² Source : «Guide pratique sur la ventilation», Ademe
Pour renouveler l'air frais dans toute la maison, l'idéal est de lui faire traverser d'abord les pièces sèches, comme le salon ou les chambres, puis de prévoir son évacuation là où se concentrent l'humidité et les mauvaises odeurs : cuisine, salle de bains, toilettes. Ce procédé, appelé «ventilation générale et permanente» et généralisé depuis 1969, sert de base aux différents systèmes de ventilation.
Ce système de ventilation, le plus ancien, repose sur deux principes de circulation de l'air :
Dans une maison, il suffit donc de placer des ouvertures dans les parois aux bons endroits pour établir des circulations d'air naturelles :
Un système d'aide au tirage naturel (ventilateur basse pressionVentilateur à faible consommation d'énergie situé sur les sorties d'air afin de stabiliser les débits d'air.) est installé sur les conduits verticauxVolume creux et longiforme destiné au passage de l'air vicié entre une bouche d'aération vers l'extérieur. desservant les pièces humides. Une sonde (sensible à la température ou/et à la vitesse du vent) autorise la mise en route du système mécanique quand les conditions ne permettent pas une bonne extraction de l'air vicié par tirage naturel seul (air extérieur chaud et calme). Cette ventilation permet de réguler le débit d'air en fonction des besoins de chaque pièce.
Malgré ses avantages (très peu de travaux à effectuer, pas de conduit à installer...), la ventilation naturelle ne satisfait plus aux exigences réglementaires actuelles de la RT 2005Réglementation thermique en vigueur actuellement. Elle indique des seuils de performance énergétique minimaux pour les habitations neuves et existantes.. En effet, elle ne permet pas de maîtriser le débit d'air entrant. Dépendante du climat extérieur, la ventilation aura tendance à être insuffisante l'été et excessive l'hiver, entraînant de fortes déperditions thermiques.
Dans ce système, l'air extérieur est diffusé dans le logement grâce aux entrées d'air installées dans les pièces sèches. Le rejet d'air vicié a lieu grâce à des bouches d'extractionOrifice qui permet le passage de l'air du bâtiment vers l'extérieur. Elle est en général munie d'une grille ou équipé d'un jeu d'ailettes qui favorise la circulation de l'air. individuelles placées dans chaque pièce humide. Les aérateurs disposent de deux vitesses afin de permettre une accélération du renouvellement de l'air lors de certaines activités : douche, préparation d'un repas, séchage du linge... Ce système, pratique en rénovation, évite notamment l'installation de gaines.
L'air neuf est diffusé par des entrées d'air (modulesEntrée d'air à débit fixe. Il existe plusieurs gabarits (22, 30 ou 45 m³/h) de modules, qui permettent de respecter les débits réglementaires. Dans une grande pièce, il est préférable d'associer plusieurs modules (deux modules de 22 m³/h plutôt qu'un seul de 45 m³/h). Un module hygroréglable dispose d'un débit variable, qui s'adapte au taux d'humidité (de 6 à 45 m³/h par exemple).
Source : Aldes) situées dans les pièces sèches. Dans les pièces de service, les bouches d'extractionOrifice qui permet le passage de l'air du bâtiment vers l'extérieur. Elle est en général munie d'une grille ou équipé d'un jeu d'ailettes qui favorise la circulation de l'air. évacuent l'air vicié. Elles sont reliées à des gaines branchées sur le moteur du ventilateur. Le caisson qui protège ce moteur est installé le plus souvent dans les combles.
Ici, le débit de l'installation est constant en toutes circonstances. C'est ce qu'on appelle la VMC simple flux autoréglable.
Le principe d'aspiration est le même mais dans la VMC simple flux, le rejet d'air vicié a lieu grâce à un extracteur central unique.
Cette méthode a représenté un véritable progrès vis-à-vis de la ventilation naturelle puisqu'elle ne dépend pas des conditions climatiques extérieures et assure une aération permanente des locaux selon un débit constant.
Cependant, elle ne répond plus aujourd'hui aux nouvelles exigences de performance énergétique de la RT 2005Réglementation thermique en vigueur actuellement. Elle indique des seuils de performance énergétique minimaux pour les habitations neuves et existantes.. En effet, le système renouvelle l'air au-delà de ce qui est nécessaire. Il ne tient pas compte des variations d'humidité et de chaleur dans l'habitation, ce qui occasionne beaucoup d'air neuf à chauffer !
Il existe deux autres catégories de VMC, dites hygroréglables, qui régulent plus précisément les entrées et sorties d'air :
Cette dernière version est recommandée par la réglementation thermique actuelle (RT 2005).
Oui. Avec la VMC hygroréglableDispositif d'entrée ou d'extraction d'air qui adapte le débit d'air en fonction du degré d'humidité ambiant. de type B, vous faites varier le débit d'air en fonction des besoins réels, ce qui vous permet de réduire la puissance de votre chauffage tout en préservant votre confort.
Dans une installation VMC hygroréglable, l'arrivée d'air neuf même s'il elle est régulée, refroidit la maison en hiver. Il vaut mieux le réchauffer avant de le distribuer. La solution consiste alors à récupérer la chaleur contenue dans l'air évacué grâce à un échangeur qui préchauffe l'air neuf. C'est ce que permet de faire la VMC double flux.
La VMC double flux permet de récupérer la chaleur de l'air extrait du logement : l'air froid entrant est chauffé par les calories récupérées dans l'air sortant grâce à un échangeur. Ainsi préchauffé, il est ensuite insufflé dans les pièces principales et enfin évacué.
La performance du système n'est excellente que dans un bâtiment avec une isolation soignée et sans défaut d'étanchéité. De plus, un entretien régulier est primordial pour une efficacité permanente du système.
Oui, car les entrées d'air de la VMC double flux sont équipées de filtres qui éliminent les particules. En milieu urbain, le système réduit en partie certains problèmes respiratoires des enfants, des personnes allergiques et des personnes âgées.
En été, l'échangeur ne fonctionne pas afin d'éviter de réchauffer la maison. En revanche, il est possible de rafraîchir l'air intérieur pendant la nuit de manière programmée, afin de bénéficier de la fraîcheur nocturne.
En utilisant la surventilation nocturne. La nuit, l'air extérieur est plus frais que l'air intérieur de votre logement. En passant votre VMC sur le mode «boost» pendant la nuit, vous engrangez une grande quantité d'air frais. Ce mode peut se programmer automatiquement.
Il est aussi possible de raccorder la VMC à un puits climatiqueEgalement appelé puits canadien, ce dispositif récupère la chaleur du sol pour chauffer l'habitat. ou à une pompe à chaleurSystème écologique de production d'eau chaude pour l'habitat. Une pompe à chaleur capte la chaleur à l'extérieur du bâtiment (air, sol ou nappes phréatique) et la restitue à l'intérieur de l'habitation. Elle permet ainsi d'alimenter le circuit de chauffage, de climatisation et d'eau chaude sanitaire.. Ce procédé permet de rafraîchir l'air entrant jour et nuit, en puisant la fraîcheur dans le sol.
L'installation d'une VMC consiste d'abord à supprimer les infiltrations parasites et les entrées d'air existantes avant de créer de nouvelles entrées d'air. Elles seront souvent installées en partie haute des fenêtres ou dans le volume du coffre de volet roulant. Vous avez intérêt à associer ces travaux avec l'isolation des murs ou le remplacement des menuiseries.
Pour l'installation de la VMC elle-même, il faut prévoir le cheminement des gaines, l'installation du caisson et son raccordement électrique. Un professionnel qualifié tirera le meilleur parti de l'organisation de vos locaux pour réduire la longueur du réseau et limiter les nuisances occasionnées par les travaux.
Comparé à une VMC simple flux, le schéma d'installation est plus compliqué puisqu'il faut installer un second réseau de gaines pour diffuser l'air neuf, réchauffé, dans les pièces de vie. Dans un projet de construction, cela ne pose aucun problème, il suffit de le prévoir. En rénovation, c'est un peu plus délicat, car cela nécessite de créer de faux plafonds dans lesquels circuleront les gaines de ventilation.
Lorsque la VMC est difficile à installer, on peut équiper les pièces humides d'une ventilation mécanique ponctuelle. Ce système se compose d'extracteurs à déclenchement manuel en cuisine ou automatique dans les WC et les salles de bains, grâce à un hygrostatAppareil de régulation de l'humidité ambiante. Il peut déclencher le fonctionnement d'un humidificateur ou d'un ventilateur lorsque le taux d'humidité dépasse un seuil prédéfini. ou un interrupteur d'éclairage. Chaque extracteur est dimensionné en fonction du volume nécessaire. Des entrées d'air sont installées dans les pièces principales tandis qu'un détalonnage des portes permet à l'air de circuler jusqu'aux pièces techniques. Ce procédé est beaucoup plus efficace que la ventilation naturelle car il abaisse rapidement le taux d'humidité relative et élimine les odeurs indésirables.
Les entrées d'air sont des ouvertures situées en partie haute des murs ou des fenêtres, ou dans le coffre de leur volet roulant, dans chacune des pièces principales. La dimension des ouvertures est, en principe, normalisée. Dans une grande pièce, il est préférable d'associer plusieurs entrées d'air (deux modules de 22 m³/h) plutôt qu'un seul (45 m³/h par exemple) ¹.
Si l'entrée d'air est hygroréglableDispositif d'entrée ou d'extraction d'air qui adapte le débit d'air en fonction du degré d'humidité ambiant., son débit s'adapte automatiquement en fonction du taux d'humidité de l'air (c'est donc un module hygroréglable).
En France, la réglementation impose une aération générale et permanente de l'habitat. Elle doit également balayer la totalité du logement grâce à des entrées d'air installées dans les pièces principales et des bouches d'extractionOrifice qui permet le passage de l'air du bâtiment vers l'extérieur. Elle est en général munie d'une grille ou équipé d'un jeu d'ailettes qui favorise la circulation de l'air. placées dans les pièces de services.
L'arrêté du 24 mars 1982 fixe les débits minimaux pour chaque pièce, quel que soit le type de ventilation, en fonction du nombre de pièces de l'habitation.
| Débits extraits exprimés en m³/h | |||||
| Nombre de pièces principales | Cuisine | Salle de bain | Salle d'eau | WC unique | WC multiple |
| 1 | 75 | 15 | 15 | 15 | 15 |
| 2 | 90 | 15 | 15 | 15 | 15 |
| 3 | 105 | 30 | 15 | 15 | 15 |
| 4 | 120 | 30 | 15 | 30 | 15 |
| 5 et plus | 135 | 30 | 15 | 30 | 15 |
À noter : Dans le cas des VMC (hygroréglablesDispositif d'entrée ou d'extraction d'air qui adapte le débit d'air en fonction du degré d'humidité ambiant.), l'arrêté du 28/10/1983 permet de baisser les débits extraits minimum.
Très souvent, les entrées d'air sont disposées en partie haute des fenêtres. Il est donc possible de remplacer facilement une ancienne entrée d'air par une entrée d'air hygroréglable ou acoustiqueEntrées d'air réduisant la transmission sonore des bruits extérieurs au bâtiment., afin de réduire les nuisances sonores par exemple.
À noter : Si vous installez des entrées d'air hygroréglables, pensez à remplacez également vos bouches d'extraction par des modules hygroréglables.
Lorsqu'il n'est pas possible d'utiliser les menuiseries pour installer les entrées d'air, elles peuvent être réalisées en traversée de mur extérieur. Un trou, rectangulaire ou circulaire, est alors percé en façade. à l'extérieur, il est équipé d'une grille et à l'intérieur, d'un manchon spécifique complété par une entrée d'air classique, autoréglable ou hygroréglable. Ces manchons sont toujours placés en haut des murs, à proximité du plafond.
Lorsque l'installation des entrées d'air augmente le volume sonore d'une pièce (rue bruyante, circulation, etc.), pensez à placer des entrées d'air acoustiquesEntrées d'air réduisant la transmission sonore des bruits extérieurs au bâtiment. qui permettront d'abaisser significativement le niveau sonore de votre habitation.
Ce volume contient un ventilateur central qui aspire l'air des bouches d'extractions et le rejette à l'extérieur du bâtiment. Les caissons hygrovariables disposent de plusieurs vitesses de ventilation qui leur permet de s'adapter au degré d'humidité ambiant.
De manière traditionnelle, le caisson de VMC est placé dans les combles où il est suspendu grâce à une cordelette. Cette installation, désolidarisée de la structure de la maison, évite de transmettre les nuisances sonores du moteur. Les gaines, en provenance des étages inférieurs, se raccordent sur le caisson grâce à des colliers.
Si vos combles sont aménagés, la mise en place du caisson est un peu plus délicate. Différentes solutions sont envisageables :
Tout moteur de ventilateur, même bien isolé, fait du bruit. Placé dans les combles, il n'est cependant pas une gêne pour la vie quotidienne.
Dans les systèmes de VMC, les gaines relient les bouches d'extraction au caisson de ventilation. Dans le cas d'une VMC double flux, les gaines relient également les entrées d'air au caisson.
Pour chaque installation, les gaines sont calibrées pour un débit précis. Pour maintenir les performances de la ventilation, il faut en effet conserver le même diamètre entre la bouche, la gaine et le raccordement du caisson.
Pour prévenir des risques de condensation, il est utile d'isoler les gaines (avec un manchon de 25 mm de laine de verre) pour les trajets dans les volumes non chauffés, comme les combles perdus.
En fin de circuit de ventilation, l'air vicié est rejeté à l'extérieur du bâtiment par les bouches de sortie. La bouche de sortie est unique en VMC.
Dans le cas d'une ventilation mécanique contrôlée, la bouche de sortie, rattachée au caisson de ventilation, est généralement située en toiture. En cas de ventilation naturelle ou mécanique répartie, les bouches de sorties sont des extracteurs individuels.
Utilisé dans les systèmes de ventilation mécanique ponctuelle, l'extracteur individuel est un ventilateur encastré dans un mur qui évacue l'air vicié vers l'extérieur de l'habitation. Installé dans chaque pièce humide, il se commande à partir d'un interrupteur (toilettes). Des extracteurs plus évolués (appelés Hygro B) sont dotés d'un système de détection automatique d'humidité (cuisine ou salle de bains). Ils ne peuvent être raccordés que sur des conduits individuels (et non collectifs).
Pièce maîtresse des systèmes de VMC double flux, l'échangeur récupère la chaleur de l'air sortant pour la transmettre à l'air entrant. L'air neuf et froid récupère ainsi la chaleur de l'air aspiré par la plaque d'échange avant d'être redistribué dans les pièces du logement. L'air vicié et l'air neuf sont contrôlés par deux ventilateurs indépendants au lieu d'un seul dans une VMC classique.
L'échangeur d'une VMC double flux comporte un conduit d'évacuation pour l'eau de condensation raccordé au réseau d'eaux usées de la maison.
Le fonctionnement d'une VMC est permanent, il ne doit donc pas être contrôlé par un interrupteur général. La liaison électrique est donc directe depuis le tableau de répartition général de la maison. Cependant, un interrupteur vous permet de commander deux vitesses de fonctionnement ainsi qu'une fonction «boost» lorsque vous souhaitez surventiler la maison.
En rénovation, le câblage de cet interrupteur peut s'avérer difficile. Pour éviter ce problème, faites installer une VMC à commande par liaison radio. Son interrupteur, sans fil, s'installe facilement et sans câblage.
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Non, car votre logement a besoin d'être aéré de manière permanente, même lorsque vous n'y êtes pas. Si votre ventilation est arrêtée, l'humidité et les diverses pollutions stagnent dans l'atmosphère intérieure, avec leur cortège de risques. Laissez donc votre VMC en marche 365 jours par an, 24h/24. Enfin, utilisez le débit de pointe ou maximal quand vous cuisinez ou prenez une douche.
Non, ce type de branchement est susceptible de perturber le fonctionnement du système et la ventilation du logement ne se fera plus correctement. Ce dysfonctionnement entraînera le rejet des pollutions dans d'autres pièces de la maison ou dans les appartements voisins. Le fonctionnement d'une hotte de cuisine doit être indépendant de la VMC dans la mesure où la hotte dispose de son propre ventilateur. La VMC se chargera d'évacuer les odeurs et l'humidité liées à leur fonctionnement.
Une mauvaise isolation restreint l'efficacité de la ventilation ! Pour que les circulations d'air se fassent telles qu'elles sont prévues, mais aussi pour limiter les déperditions de chaleur, veillez à assurer la meilleure étanchéité possible dans votre maison. Les joints de vos fenêtres doivent être soigneusement finis, votre cheminée pourvue d'une trappe de fermeture et les entrées d'air extérieures des pièces humides ou techniques supprimées : en effet, une arrivée directe d'air neuf concurrencerait l'aspiration de l'air à renouveler du logement.
Le puits canadien, ardéchois ou provençal est un procédé naturel de préchauffage et de refroidissement de l'air intérieur. Il peut se coupler à une VMC double flux pour en améliorer son efficacité.
Il consiste à faire circuler dans le sol (les tuyaux doivent être enterrés à une profondeur de 1 à 2 mètres) l'air extérieur avant de le faire pénétrer dans la maison. En hiver, la température du sol à cette profondeur est plus élevée que la température extérieure : l'air froid est donc préchauffé lors de son passage dans les tuyaux. En été, le sol, plus froid que la température extérieure, rafraîchira l'air entrant. Ce procédé permet de réduire le chauffage et la climatisation.
Non, car il est interdit d'installer une VMC ou tout système de ventilation par extraction dans des logements équipés de moyens de chauffage individuels à foyer ouvert. Cette interdiction vaut également pour toute pièce possédant une chaudière raccordée à un conduit de fumée.
Le risque est un mauvais tirage et l'asphyxie des locaux insuffisamment aérés. Le logement étant en dépression, l'évacuation des gaz de combustion ne s'opèrera pas de façon satisfaisante et les fumées seront refoulées par manque de tirage.
Une VMC peut produire du bruit si le système est mal installé, si certains éléments sont encrassés ou lorsque les palets du ventilateur sont tordus. Il est donc temps de nettoyer en profondeur le système ou de vérifier sa bonne installation par un spécialiste.
N'oubliez pas que les entrées d'air d'une VMC simple flux laissent pénétrer les bruits extérieurs. Si votre habitation donne sur des rues bruyantes, installez des entrées d'air acoustiques pour améliorer votre confort.
Si vous n'avez que des fenêtres, ouvrez-les ! Même si ce type d'aération ne peut ventiler convenablement votre logement, voilà quelques conseils :
Si vous possédez des grilles d'aération dans vos murs et sur vos portes, ne les bouchez pas et veillez à ce qu'elles restent propres. Si vous faites des travaux de rénovation en façade, vérifiez que ces grilles ne soient pas supprimées ou bouchées pendant ces travaux. Enfin, si vous faites remplacer vos fenêtres, pensez à des modèles incluant des aérations.
L'énergie est notre avenir, économisons-la !